Saturday, 4 of September of 2010

Catégorie » Choses

Ah pis…

…je vous ai ti-dis que j’ai joué dans un film?


3 commentaires

Chronique d’une souffrance annoncée

Je fréquente peu les théâtres institutionnels et subventionnés. La semaine dernière, exceptionnellement, j’étais au TNM pour subir une pièce de Claude Gauvreau dans une mise en scène de Lorraine Pintal.

Quand une voix, empreinte d’une importance démesurée, nous a annoncé, avant le début de La charge de l’orignal épormyable, que nous avions rendez-vous avec la « poésie » de Claude Gauvreau, je savais qu’il y avait des bonnes chances que je souffre. Si j’allais voir du Gauvreau, c’est que le thème de la pièce m’intéressait particulièrement, pas pour sa poésie, qui consiste habituellement en une succession de mots sans rapports les uns avec les autres et d’inventions lexicales. Personnellement, ça me laisse froid. Intéressant peut-être du point de vue clinique, ce délire paranoïaque aurait pu servir à son thérapeute, mais, dépourvu de sublime, coincé dans une cruauté moche et peu inventive, il n’avait guère d’autre utilité.

Ce texte, avec tout ses défauts, aurait sans doute été pour le moins agréable à entendre s’il avait été bien rendu par des comédiens humbles et une mise en scène adéquate. Mais hier, dans la vénérable enceinte du plus gros théâtre du Québec, rien n’était humble ni adéquat. Je me suis demandé comment Gauvreau aurait réagi en voyant tant d’argent et de ressources consacrés à mettre en scène ce délire qui aurait aussi bien pu se dérouler dans une pièce nue.

Une autre chose m’a irrité au plus haut point, c’est l’utilisation -qui est pratiquement la norme dans notre théâtre institutionnalisé- de cette langue bâtarde, impossible que d’aucuns nomment ‘français international’ et qui n’est la langue de personne. En entendant les comédiens y aller de ‘Es-tu sûr de ce que tu avônces?’ et autres… perles, je me demandais s’il y avait un seul autre pays au monde où le théâtre se faisait en empruntant un accent. Comment réagiraient les américains si on présentait un Tennessee Williams avec l’accent britannique? Les comédiens d’ici, les metteurs en scène sont-ils si gênés d’être nés au Québec qu’ils doivent créer l’illusion d’un accent normatif même pour jouer une pièce québécoise? Je ne parle pas ici d’utiliser le joual ou de sacrer aux trois mots, seulement d’avoir des personnages qui s’expriment dans un langage qui est le leur, qui représente l’univers dans lequel ils évoluent, pas un no man’s land à la langue idéalisée…

À la fin, l’ovation était monstre et les cris d’encouragement fusaient, mais l’empereur restait nu.

Heureusement qu’il y avait Pascale Montpetit, seul rayon de soleil dans cette noire prétention.


1 commentaire

Enfin

En tant que prétendu auteur et metteur en scène, je ne vois pas autant de théâtre que je devrais. J’ai une bonne excuse: le théâtre, c’est plate. Ça ressemble à une boutade, mais je le pense: ce qu’on nous présente sur les scènes institutionnelles et subventionnées est souvent lourd, prétentieux et convenu, un art de musée, figé dans des conventions ridicules.

J’ai eu l’heureuse surprise de découvrir hier un spectacle emballant et inventif qui évite tous ces écueils: Z comme Zadig, présenté par le théâtre Denise-Pelletier (mais qui, compte tenu des rénovations, est joué à la caserne Letourneux*), est un petit bijou d’humour et de simplicité, un monologue captivant porté par Ariel Ifergan, soutenu par un musicien envahissant bien que très sympathique. Ifergan réussit à nous faire voir plusieurs personnages en même temps, à créer un dialogue crédible visuellement, et il réussit, exploit encore plus exceptionnel, à le faire en restant humble. À ce propos, c’est très rafraîchissant de voir un comédien qui ne court pas après les applaudissements, qui ne se sauve pas à toute vitesse en coulisse pour le plaisir de se faire rappeler sur scène…

Le texte est adapté d’un conte de Voltaire, auquel on a incorporé de savoureux anachronismes, sans retirer le jus philosophique de la chose. Ainsi, autant les amateurs d’humour plus ou moins facile que les intellectuels snobinards y trouveront leur compte. Quant aux intellectuels snobinards amateurs d’humour facile, dont je suis, ils seront comblés!

Ne manquez pas, donc.


Commenter

Pubs

Dans une autre vie, je me dirigeais allègrement vers une lucrative bien qu’abêtissante carrière de concepteur publicitaire. C’est peut-être la raison pour laquelle je suis si critique face à la mauvaise pub, qui, disons-le, constitue l’énorme majorité de ce qu’on nous présente. Alors qu’il fut un temps où les concepteurs se creusaient la tête pour trouver des idées originales et surprenantes, on dirait qu’aujourd’hui ils ne font que copier celles des autres. On retrouve donc en publicité des chemins si fréquentés que plus rien n’y pousse. L’un d’entre eux consiste à exagérer jusqu’à l’absurde l’attrait ou l’effet qu’un produit peut exercer sur son consommateur.

On peut comprendre l’idée qui se cache derrière un tel concept: avec des tonnes de produits semblables, il faut convaincre les acheteurs que ce produit particulier est tellement meilleur que les autres qu’il va changer votre vie, vous faire jouir à des moments inopportuns, vous transporter dans un monde de sensations, vous transformer en aimant pour le sexe opposé, que sais-je.

Cela donne parfois des messages ambigus qui probablement n’ont pas tout à fait le résultat escompté. Je pense par exemple à cette marque de céréales qui met en scène des consommateurs tellement friands de la recette qu’ils en deviennent des monstres d’égoïsme, cachant la boîte pour éviter qu’un autre membre de la famille ne s’en empare. Je ne sais pas si le message “fonctionne” selon des critères marketeux, mais pour l’image de marque, c’est peu flatteur…

Julian Beck, fondateur du Living Theater, disait (je paraphrase) “La plupart des messages publicitaires peuvent se résumer ainsi: Vous êtes des losers; achetez notre produit”

Quelques détournements de pubs que j’avais commis il y a longtemps…

caspub2

desjardins1

caspub1c


Commenter

Une vieille bêtise

Mais je l’aime, c’est sentimental…

erratum


3 commentaires

Les complots du 11 septembre, une fois pour toutes.

Je suis d’avis que le seul vérifiable complot du 11 septembre fut perpétré, comme l’écrit Rue89.com, par ceux qui ont

“instrumentalisé des attaques contre le World Trade Center et le Pentagone pour “vendre” à l’opinion l’invasion de l’Irak”

Alors une fois pour toute, laissez-moi vous démontrer l’absurdité de certaines théories.

8 février

Dick: Hey Dgeorge!
George: Quoi?
Dick: J’ai trouvé! Je l’ai!
George: Quoi?
Dick: La façon de convaincre le peuple de nous laisser faire la guerre en Irak!
George: Ah.
Dick: Comment, “ah”? Depuis le temps que tu veux faire la guerre en Irak pour venger ton père!
George: Ben en fait, c’est plutôt toi qui parles tout le temps de ça, moi j’ai rien contre le golf…
Dick: Dgeorge!
George: Ok, ok, c’est quoi ton truc?
Dick: Pearl Harbor… deux!
George: Hein? Comme le film?
Dick: Oui, mais mieux! Imagine: un mardi, vers 8h30, à New York… tout le monde fait ses petites affaires… soudain, BANG! un avion qui rentre dans le World Trade Center!
George: Ah c’est cool.
Dick: Mais attend, c’est pas tout… après… un autre avion, qui rentre dans l’autre tour! Pis un autre dans le Pentagone! Pis un autre à Camp David!
George: Non, pas Camp David, j’ai mes chevaux là!
Dick: Ok, pas Camp David. Mais le mieux… écoute la trouvaille… c’est qu’après… les tours tombent!!
George: …
Dick: Les tours tombent, Dgeorge!
George: Mais comment on va faire ça?
Dick: C’est simple: on envoie des équipes de démolisseurs dans la tour, ils mettent des bombes partout, puis quand on veut on appuie sur le bouton et bang! Les tours s’écroulent.
George: Comme dans un film?
Dick: C’est ça.
George: Mais je pensais qu’il fallait des milliers de travailleurs pour faire sauter des buildings de cette grosseur-là, et que ça prenait des semaines. Ça va se savoir. Il y en a forcément qui vont parler.
Dick: Je m’occupe de ça.
George: J’aime mieux pas savoir. Mais les bombes, dans la tour, elles vont pas exploser quand l’avion va rentrer dedans?
Dick: On a sûrement inventé des explosifs qui ne réagissent pas aux chocs. Sinon on va les inventer.
George: Mais ça va coûter des milliards.
Dick: On se remboursera avec les profits de la guerre.
George: Mais pourquoi?
Dick: …hein?
George: Pourquoi faire tomber les tours? Se donner tout ce mal?
Dick: Pourquoi? Mais pour frapper l’imaginaire!
George: Deux avions dans des tours, ça frappe assez, je trouve.
Dick: Mais non!
George: On a fait la guerre du Golfe parce qu’un pays étranger avait envahi un autre pays étranger, pis on pourrait pas partir en guerre quand des milliers d’Américains sont tués? Combien d’Américains en passant?
Dick: On estime deux mille. (un temps) Allez, Dgeorge, ça va être cool, les tours qui tombent!
George: Ok, ok…
Dick: Yes!
George: Mais j’y pense.
Dick: Quoi?
George: Les tours, peut-être qu’on n’a pas besoin de les faire tomber. Peut-être qu’elles vont s’écrouler d’elles-même.
Dick: Quoi? D’elles-mêmes? Après avoir été frappées par un avion? Héhéhéhé! T’es drôle!
George: Ben quoi?
Dick: Ça se peut pas, des tours qui tombent parce qu’un avion rentre dedans! Voyons t’es ben naïf!
George: Mais Dick.
Dick: Quoi Dgeorge.
George: Si personne va y croire… pourquoi tu les fais tomber…?


2 commentaires