Les Pères sévères sont nés
Ils ont donné leur premier show ce soir. C’était vraiment plaisant, je pense qu’on va recommencer…
Saturday, 4 of September of 2010
Ils ont donné leur premier show ce soir. C’était vraiment plaisant, je pense qu’on va recommencer…
En 1998, j’ai écrit ma première pièce, ou plutôt la première qui fut présentée devant public. Ne sachant à qui la proposer, ne connaissant rien au théâtre, je me suis mis à chercher sur Internet s’il n’y avait pas une troupe qui cherchait un auteur, ou même qui cherchait n’importe qui. Je me voyais bien apprendre sur le tas les métiers du théâtre afin de me familiariser avec le milieu.
C’est ainsi que je suis tombé sur le site des productions Histrion, organisme de production et troupe de théâtre fondée par des anciens de l’école polytechnique de Montréal. Ayant moi-même erré du côté du génie avant de trouver un sens à ma vie, je me suis tout de suite senti une filiation avec ce groupe. L’art et la science ont toujours été pour moi autant d’objets de fascination, et joindre une troupe d’ingénieurs-comédiens me semblait tout indiqué.
Je leur ai donc écrit pour leur proposer mes services, mais mon message est resté sans réponse. Une coïncidence amusante allait changer ma vie: ma cousine rencontre un ingénieur québécois qui revient d’Afrique et qui a déjà fait du théâtre. Elle lui parle de moi, du texte que j’ai écrit, il lui démontre un intérêt. J’ai, dit-il, fondé une troupe de théâtre avec deux amis de polytechnique, la troupe est en hiatus présentement, mais peut-être pourrait-on la reformer pour produire la pièce de ton cousin?
Vous l’aurez deviné, la troupe en question, c’était Histrion. Michel -car c’était lui!- a lu ma pièce, l’a aimée, et on l’a présentée en 1999. Ont suivi plusieurs autres productions, créations, mises en scène avec la même troupe.
Dix ans plus tard, j’ai ma propre troupe de théâtre, je travaille à ouvrir une salle de spectacles, et tout et tout, quand Philippe, le président d’Histrion, me demande si je ne voudrais pas monter une pièce avec eux. C’est la dixième saison de théâtre de la troupe et il manque un spectacle pour clôturer la saison. Je commence par lui dire que je ne peux me commettre, que si la salle ouvre enfin je ne pourrai pas mener le projet à terme. Mais je change vite mon fusil d’épaule, une idée venant de germer. Ça fait longtemps que je rêve de mettre en scène L’oeuf, une pièce de Félicien Marceau comptant une trentaine de personnages. Difficile, voire impossible de la monter au professionnel sans d’énormes subventions, mais avec Histrion je pourrais y arriver.
C’est alors que j’ai un flash: au lieu de prendre une quinzaine de comédiens et leur faire jouer plusieurs rôles, pourquoi ne pas donner l’occasion à tous ceux qui en ont envie de jouer ? Les anciens comédiens de la troupe, qui ont maintenant des enfants et dont la vie est, n’ayons pas peur des mots, pour ainsi dire terminée, pourraient revenir sur scène le temps d’un caméo ne nécessitant pas beaucoup d’heures de répétition…
Ainsi fut fait. Le résultat à compter du 16 avril prochain.
Ça s’appelle ‘Sur Facebook’ et c’est une adaptation de la célèbre chanson ‘Picture Book’ de The Kinks, groupe mythique et malheureusement trop peu connu.
Général Bol - Sur Facebook
Voici une chanson sur laquelle on travaille présentement, ma complice Lieutenant Gamache et moi-même. Il s’agit d’une adaptation/hommage à la chanson Vesoul, d’un certain Jacques Brel. Le mixage est loin d’être définitif, mettons que c’est la version 1.0…
Général Bol - Guy Carbonneau
À compter du 16 avril, ne manquez pas l’Oeuf, une superproduction à grand déploiement et petit budget!
Je suis en train de faire la mise en scène d’une pièce à 30 personnages appelée L’Oeuf, écrite dans les années 50 par Félicien Marceau, membre de l’académie Française, attention, et adaptée par nul autre que votre plus ou moins humble serviteur. La pièce est habituellement interprétée par une quinzaine de comédiens qui se partagent tous les rôles. Comme c’est la dernière pièce de la dixième saison des productions Histrion, j’ai eu l’idée de faire ça en grand et de donner la possibilité à tous ceux qui voulaient participer de le faire, et donc de faire un show à grand déploiement (et petit budget). 30 comédiens dont plusieurs n’ont que quelques répliques à dire, une scène rapetissée pour agrandir les coulisses, des changements de décor rapides et vivants… Du gros fun en perspective, du 16 au 26 avril 2009.
Depuis deux ans, je n’avais pas entrepris de grands projets artistiques. Je préparais plutôt l’ouverture d’un café-théâtre avec mes complices d’Espace commun. Cette aventure ne verra finalement pas le jour, pour plusieurs raisons qu’il serait inutile d’évoquer ici.
La déception a vite laissé place à un sentiment qui ne m’avait pas habité depuis un temps: l’excitation venue de l’incertitude. L’avenir est de nouveau ouvert, de nombreux chemins s’offrent à moi et je n’ai qu’à choisir une direction.
Je n’aurai pas de lieu de diffusion pour mes projets artistiques? Qu’à cela ne tienne, un merveilleux outil appelé Internet a fait surface au cours des dernières années. Vous connaissez? Il paraît qu’on peut y mettre ce qu’on veut. Un lieu de diffusion gratuit (ou presque), accessible 24h par jour, de l’ensemble de la planète, que demander de plus?